Augmentation Mamaire


Quel est le principe d’une augmentation mammaire ?


L’augmentation mammaire est une intervention extrêmement simple qui consiste à mettre en place un corps étranger, la prothèse mammaire, sous la glande mammaire pour augmenter le volume des seins. Techniquement, il existe plusieurs cicatrices possibles, toujours courtes, permettant l’introduction de la prothèse. Cette prothèse peut être mis en arrière de la glande mammaire sur le muscle pectoral ou en arrière de ce muscle directement contre le thorax.

Comment choisir la taille des prothèses mammaires ?

Le choix des prothèses doit se faire en accord entre la patiente et le chirurgien. Ce dernier doit conseiller au mieux la patiente sur les possibilités ainsi que l’adéquation entre sa morphologie et l’obtention d’un résultat le plus naturel possible. En pratique, lors de la consultation, le chirurgien dispose de prothèses mammaires d’essai que la patiente place dans un soutien gorge spécialement choisi à cet effet.

Cela va permettre à la patiente d’apprécier les différents volumes en accord avec sa silhouette. Ainsi et seulement de cette façon, la patiente n’est jamais déçue du volume obtenu après l’intervention.

Est-ce qu’une augmentation mammaire est une intervention douloureuse ?

Lorsque les prothèses mammaires sont placées derrière le muscle pectoral, l’élongation et la pression de ce muscle sont à l’origine de douleurs au niveau du thorax. Cette douleur est bien calmée si les antalgiques sont pris de façon efficace. Les comprimés anti douleur sont pris deux par deux, de façon systématique et régulière le matin, le midi et le soir. Il ne faut pas attendre de souffrir pour prendre ses comprimés. Après 2 3 jours, cette douleur fait place une tension interdisant certains gestes de la vie courante, savoir faire un créneau en voiture, porter des charges en sortant d’un supermarché, tout mouvement mettant en tension les pectoraux. Après 8 jours, tous ces gestes sont raisonnablement possibles.

Faut-il choisir des prothèses mammaires en silicone ou sérum physiologique ?

Une des nouveautés en chirurgie esthétique est l’autorisation ministérielle des prothèses mammaires en gel de silicone depuis le début de l’année 2001. A ce jour, aucune étude scientifique sérieuse n’a pu mettre en évidence une responsabilité quelconque du silicone dans la survenue de cancer du sein ou de maladie auto-immune. Le grand avantage des prothèses mammaires en gel de silicone est une sensation beaucoup plus naturelle des seins au toucher. En contrepartie, elles nécessitent un suivi clinique et radiologique rigoureux dans la mesure où une fuite de silicone n’est décelable que par ces examens radiographiques. A ce jour, 99% des implants mammaires posés sont en gel de silicone.

qu'est-ce qu’une coque et quel en est le risque ?

La « coque » est une réaction des tissus environnant la prothèse à l’origine d’un raffermissement du ou des seins. Ce qu’il faut savoir sur les coques :

  • la coque ne touche pas forcément les deux seins.
  • elle peut survenir dans des délais très variables suivant l’intervention (quelques mois de nombreuses années) mais en moyenne après un deux ans.



Où se situent les cicatrices lors d’une augmentation mammaire ?

La voie sous aréolaire : Il s’agit d’une courte cicatrice la lisière de l’aréole sur l’hémicirconférence inférieure . Son intérêt essentiel réside dans la grande précision de mise en place des implants. Son inconvénient principal est la présence d’une cicatrice sur le sein, tout en sachant que cette cicatrice est extrêmement peu visible.

La voie axillaire : Il s’agit d’une courte cicatrice de 5 cm placée dans le pli de l’aisselle. Son avantage est de laisser le sein indemne de toute cicatrice. On peut lui reprocher la présence d’une cicatrice visible lorsque la patiente a les bras découverts ou en bikini sur la plage.

La voie sous mammaire : située au niveau du sillon sous mammaire. C’est une voie surtout intéressante lorsque les seins sont légèrement tombants ca la cicatrice est alors particulièrement dissimulée.

Quels sont les risques opératoires liés à une augmentation mammaire ?

Il en existe deux essentiellement :

  • L’infection : Le risque est très faible, évalué moins 1% des cas. Néanmoins, cette complication est ennuyeuse dans la mesure où elle impose un retrait de la prothèse pour une durée de 6 mois au minimum. La mise en place d’une nouvelle prothèse mammaire doit se faire sur une zone cicatrisée et parfaitement aseptisée.
  • L’hématome : Le risque est également très faible (moins de 5%) quelle que soit la voie d’abord. Cette complication peut nécessiter (mais pas toujours) une reprise chirurgicale qui ne remet pas en question la prothèse mammaire mise en place.



Quand peut-on reprendre une activité normale après une augmentation mammaire ?

Quand les prothèses sont placées derrière le muscle, beaucoup de gestes de la vie courante sont difficiles pendant 8 jours. Après 8 jours, la reprise d’une activité quasi normale est parfaitement envisageable. Le sport ne doit pas être repris avant un mois. Quand les implants sont placés devant le muscle, la reprise des activités peut être raisonnablement envisagée après 4 jours.



Combien de temps après une augmentation mammaire, la poitrine prend t-elle sa forme définitive ?

Immédiatement après l’intervention, les seins sont gonflés, fermes, douloureux au toucher et très peu mobiles. Leur aspect manque donc de naturel. Après un mois, ils s’assouplissent très nettement, deviennent plus mobiles et commencent dégonfler. Ce n’est qu’après 6 mois un an que les seins vont acquérir leur aspect définitif, parfaitement souples, mobiles et naturels. Il faut savoir alors que leur volume va perdre environ 15 à 20 % par rapport la période immédiate post opératoire. Cette phase correspond en général au moment où la nouvelle poitrine est alors définitivement intégrée au nouveau schéma corporel.

 

Quelle est la durée de l’intervention lors d’une augmentation mammaire ?

Cette intervention dure de 1 heure trente à 2 heures en général.






Existe-t-il un risque de rupture des prothèses mammaires et comment y remédier ?

Une prothèse mammaire peut se fissurer en raison d’une usure de la paroi. La conséquence en est un affaissement du sein concerné en quelques heures en cas de sérum physiologique. Cette complication est embarrassante mais non grave car le sérum physiologique n’a aucune toxicité pour les tissus. Elle nécessite cependant un changement de la prothèse concernée.

En ce qui concerne le gel de silicone, une fissure de la prothèse est plus gênante dans la mesure où la patiente ne se rend compte de rien car le gel de silicone n’est pas absorbé par l’organisme. D’ou l’intérêt d’un dépistage précoce des fuites par un suivi clinique et radiologique rigoureux.

Ce risque est difficile évaluer car il dépend du type de prothèse (risque plus important avec les prothèses en sérum physiologique), et de la difficulté d’obtenir des statistiques scientifiques fiables. Néanmoins, il est estimé environ 10% par an après la troisième année pour les prothèses en sérum physiologique. Il est moindre pour les prothèses en gel de silicone (2% par an après la troisième année).