Goitre Amygdalectomie

Que Signifie le mot Goitre?

Le goitre, ou goître, est une augmentation de volume, souvent visible, de la glande thyroïde; le goitre est une affection extrêmement fréquente touchant entre 200 et 800 millions de personnes dans le monde. Cette maladie est souvent familiale. Elle est près de quatre fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme.

 

Ces Quoi une Amygdalectomie? 

  1. l'ablation des amygdales pharyngées, aussi appelée aussi tonsillectomie1. Il s'agit d'une opération courante, et d'un geste traditionnel visant à résoudre des problèmes d'hypertrophie amygdalienne (notamment quand cette hypertrophie est source d'apnées du sommeil. Elle n'a que peu de contre-indications et concerne presque toujours des enfants (dès l'âge de 9 mois). La fréquence de cette opération a diminué depuis la fin de la seconde partie du XXe siècle et les indications de cette opération ont changé1. On tend peut-être à plus respecter les amygdales car elles sont l'une des premières barrières immunitaires des voies aériennes supérieures et parce qu'on reconnait plus d'importance aux fonctions immunitaires des tissus lymphoïdes et en particulier aux tissus lymphoïdes associés au tube digestif responsables de « la capture des antigènes muqueux, présentation aux lymphocytes, prolifération des lymphocytes B et T spécifiques de ces antigènes, différenciation en lymphocytes effecteurs et immuns. À la surface des amygdales, des cellules épithéliales expriment des moyens de défense non spécifiques », néanmoins l'amygdalectomie est réputée sans conséquence immunologique générale1.
    Environ 75 000 ablations des tonsiles ont été pratiquées en 2002, en France (enfants dans 90 % des cas). Selon Weil-Olivier & al. « les amygdalites à répétition (ou angines), justification principale historique des amygdalectomies, devraient voir leur indication se restreindre devant la précision du diagnostic (test de diagnostic rapide), la qualité de l'antibiothérapie et l'amélioration de la prise en charge de la douleur »1. L'endormissement se faisait autrefois à l'éther et aujourd'hui avec une courte anesthésie générale. Un changement du timbre de la voix et des difficultés à déglutir peuvent provisoirement apparaître à la suite de l'opération et un effet adverse sur l'avenir d'enfants atopiques a été évoqué, mais est encore discuté1. L'amydalectomie est aussi fréquemment suivie d'une prise de poids, qui peut poser problème si elle devient trop importante. devenir un risque si elle était excessive. La seule complication postopératoire à risque grave est « l'hémorragie à la chute d'escarres survenant entre le huitième et le douzième jour ».

Causes:

 

Plusieurs types d'anomalie peuvent favoriser l'apparition d'un goitre.

 

  • Symptômes et diagnostic

    Un goitre se manifeste par un gonflement de la région antérieure du cou.

    Le diagnostic repose sur la palpation du cou : une glande thyroïde est considérée comme goitreuse lorsque chaque lobe latéral a un volume supérieur à la dernière phalange des pouces du sujet examiné.

    Différentes classifications définissent différents grades de goitre. Celle de l'OMS :

  • grade 0 : une thyroïde non palpable et non visible. C'est le cas normal ;
  • grade 1 : goitre palpable mais non visible lorsque le cou est en position normale, même si l'hypertrophie de la thyroïde n'est pas visible. Les nodules thyroïdiens dans une thyroïde non hypertrophiée entrent dans cette catégorie ;
  • grade 2 : un gonflement du cou qui est nettement visible lorsque le cou est en position normale et est cohérent avec une thyroïde hypertrophiée à la palpation du cou.

Surtout, on recherche des signes de compression des organes de voisinage, c'est-à-dire :

On étudie parfois le goitre par une échographie cervicale qui visualise les lobes thyroïdiens et les nodules, précisant leur taille et leur aspect liquidien (kyste) ou solide.

Une scintigraphie thyroïdienne peut se révéler nécessaire pour étudier le fonctionnement de la glande. Une étude cytologique des nodules par cytoponction (aspiration à l'aide d'une aiguille fine) est parfois réalisée. Enfin, le dosage des hormones thyroïdiennes révèle une éventuelle augmentation ou une diminution de celles-ci.

 

Évolution et traitement

Spontanément, un goitre peut rester de petite taille ou augmenter de façon régulière et entraîner à terme des signes compressifs.
Un goitre peut en outre devenir toxique en sécrétant des hormones thyroïdiennes de façon excessive, et entraîner alors une hyperthyroïdie.

Le traitement est proposé en fonction de cette évolution et de la cause du goitre :